
Après les » vacances » dans les îles éoliennes, on fait de nouveau chauffer nos guiboles pour rejoindre le talon de la botte italienne.
Aux abords de Messine il flotte comme une odeur de poubelles, idem une fois passé le détroit où, une fois encore, persistent des problèmes de ramassage des déchets. C’est triste de constater que l’on finit presque par s’y habituer.
Le littoral calabrais est joli,certains villages traversés nous semblent un peu tristounets. Mais ce n’est pas le cas de Scilla, Nicotera, Tropea, Pizzo.

La traversée du massif de la Sila sera l’option retenu pour rejoindre la côte de la mer ionienne et éviter le gros trafic des routes littorales. C’est beau, gorgé de chênes, de chataigniers, de champignons … et de vaches.

Malheureusement la météo ne joue pas en notre faveur et le bivouac à 1400m d’altitude est un chouïa frisquet. Surtout que nos duvets sont assez légers. Du coup on dormira tout habillés. Au matin les saccoches sont couvertes de givre.


Arrivés à Rossano nous allons visiter, sur les conseils de Salvatore ( un warmshower qui nous a gentillement accueilli à Caria) le codex purpureus. Le détail des enluminures est impressionnant. Oh joie, le guide parle français !

On prendra ensuite le train pour « shinter » la route côtière et … sécher ( on est humides des pieds à la tête après un nouvel épisode pluvieux) : c’est bon un compartiment chauffé… Le contrôleur entre Rossano et Tarente nous a fait monter bien que le train n’accepte pas les vélos. Comme la météo n’est toujours pas top, on prolonge jusqu’à Lecce.
A Lecce le baroque règne en maître.Mathurin reste très assidu et visite tout ce qu’il peut.

Christilla se lasse plus facilement et immortalise les panneaux d’interdiction qui se trouvent aux entrées des églises.

Dieu n’apprécie donc ni les glaces, ni les shorts, ni les chiens ?
Enfin des jeunes ! Dans la rue, devant une librairie ils attendent des heures pour obtenir une dédicace de …Salmo. Après renseignements nous apprenons qu’il s’agit d’un rappeur italien.

Quand il pleut on se réfugie dans un café, en feulilletant des catalogues de déco: ils sont forts ces italiens !

On entamme le tour du talon de la botte dans le sens des aiguilles d’une montre. Du coup soleil levant sur la mer Adriatique et soleil couchant sur la mer Ionienne.


Cathédrale d ‘ Otrante et sa magnifique mosaïque, qui par certains côtés s’apparente à des dessins de BD:


Parfois on quitte le bord de mer et on se perd sur des petites routes bordées de murs de pierre sèche :




Avant de quitter la côte, le valeureux Mathurin tient parole ( il l’avait annoncé à ses enfants!) et se baigne sur la plage de Gallipoli.
Bivouac au milieu des oliviers avant de rejoindre Osteria . La lumière est belle au petit matin, baignée dans la brume. Seul hic : des chasseurs commencent à tirer alors que nous émergeons de la tente. On voit même déguerpir un lapereau. Filons avant de devenir gibier !

A quelques km d’Ostuni nous rechargeons nos accus chez Jean-Paul, un ami de Mathurin qui a rénové une ruine et en a fait un airbnb confortable et très prisé. C’est bon d’être qq jours « en dur » !

Liens utiles :
- Le site de Salvatore et Lisa Rombolà qui dispose de chalets à louer dans les Pouilles, près de la côte tyrénéenne.
http://fcaq2015.wixsite.com/casa-italia
- Les références sur airbnb de la propriété de Jean-Paul Goudard : LAMIA « TERRA ROSSA » à Ostuni








































